Plus de 10 000 personnes étaient présentes pour le grand rassemblement qui terminait une semaine où des centaines de femmes et d’hommes de partout en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine ont participé à plusieurs actions organisées par le Comité de la Marche mondiale des femmes en Gaspésie et aux Îles.
Ce rassemblement national, un des, sinon le premier de cette envergure hors des grands centres dans l’histoire du Québec, a permis de démontrer encore une fois la force et la détermination du mouvement féministe.
« C’est avec fierté que des femmes et des hommes de toutes les régions du Québec et de tous les milieux se sont rassemblé-e-s en appui aux revendications et pour combattre le vent de droite qui fait reculer le droit des femmes à l’égalité », a lancé, devant une foule déterminée à poursuivre la lutte, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole de la Marche mondiale des femmes. Plus de 170 femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont participé à cet événement historique.
Le rassemblement faisait écho au rassemblement international de la Marche mondiale des femmes qui a eu lieu simultanément à Bukavu, en République démocratique du Congo, où plus de 2000 femmes d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Asie se sont réunies pour dénoncer et mettre en lumière les effets des guerres et de la militarisation sur les femmes. Deux déléguées de la Marche mondiale des femmes y sont présentement pour représenter le Québec.
« Les marcheuses sont profondément indignées devant le manque d’intérêt des gouvernements canadien et québécois pour les idées et propositions qu’elles portent. Que ce soit clair, avec le ressac antiféministe et les publicités sexistes, l’écart grandissant entre riches et pauvres, la place croissante du privé et de la tarification dans les services publics, la place faite à la militarisation dans notre société, la discrimination envers les femmes autochtones et le fait que plusieurs femmes n’ont pas encore bénéficié des gains du mouvement féministe, nous avons la ferme intention de poursuivre nos actions. La fin de la semaine d’actions de la Marche mondiale des femmes n’est pas la fin de la lutte. », a déclaré Marie-Thérèse Forest, coordonnatrice de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine